Jamieson Greer, Howard Lutnick, Lars Loekke Rasmussen et Maros Sefcovic à Bruxelles, lundi 24 novembre. (Photo Piroschka van de Wouw/Reuters)

Lundi 24 novembre 2025, Bruxelles a été le théâtre d’un nouveau face à face entre l’Union européenne et les États-Unis. Au cœur des négociations : les droits de douane sur l’acier et l’aluminium, et les règles européennes sur le numérique (DMA et DSA).

Washington exige en effet des concessions sur ces dernières en échange d’une réduction des droits de douane sectoriels de 50% sur l’acier et l’aluminium.

Un enjeu économique et politique majeur

Les États-Unis conditionnent toute avancée sur les métaux à un assouplissement des règles numériques, perçues comme discriminatoires envers les entreprises américaines.

L’UE, de son côté, défend ses réglementations et met en avant une liste de 27 pages de produits (whisky, vin, fromage, équipements médicaux, etc.) pour lesquels elle réclame des exemptions tarifaires.

Les droits de douane, au-delà d’un outil économique, sont un moyen de pression politique. Les USA utilisent le chantage sur les droits sectoriels pour faire avancer à la fois leur intérêt économique sur le numérique mais aussi leur agenda politique sur la dérégulation de celui-ci.

Cette utilisation des droits de douane comme moyen de pression politique s’est de nouveau illustrée en janvier 2026, avec les menaces tarifaires américaines liées au Groenland et la question d’une éventuelle activation de l’instrument anticoercition de l’Union européenne.

Pour les entreprises, ces tensions commerciales ont des conséquences directes sur le coût et l’organisation des flux internationaux et imposent de suivre l’évolution des droits de douane et des mesures de défense commerciale.